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Mise à jour : 31/01/10

 

 

L’OCCUPATION hitlérienne et la RÉSISTANCE dans l’Yonne 

 

Résistance : le maquis Vauban

Le maquis Vauban, dont l’embryon est composé de deux groupes sédentaires est le plus ancien maquis de l’Yonne. Le 2ème groupe sédentaire est constitué dans le Bas-Morvan par Armand Simonnot qui habite la Provenchère, hameau de Saint-Léger-Vauban. Sont à ses côtés Jean Couhault, Luc Poupée, Charles Ravereau, René Rimbert, Lorano Santiago.

 

Différentes actions sont entreprises : transports d’armes, distribution de tracts, inscriptions patriotiques, affichage contre les réquisitions. Des éléments de la Côte d’Or et de la Nièvre entrent en contact avec ce groupe notamment Marcel Maugé qui devient l’adjoint de Simonnot. Camille et Grandjean sont également en liaison avec ce groupe FTPF à qui le commandant départemental François Grillot (Germain) donne les premiers matricules, les premières consignes, nommant Armand Simonnot chef de groupe sous le pseudo de Théo. Et Germain fait cadeau à Théo d’un pistolet 7-65.

 

Le 15 mars 1943, un cou terrible est porté au groupe : Marcel Maugé est arrêté. Malgré les tortures il ne dira rien, sera interné puis déporté.

 

Après cette arrestation, Germain décide de relier le groupe de Saint Léger au maquis de Ravières. Sur proposition de Théo la nouvelle formation ainsi constituée portera le nom de Vauban qui, né à Saint Léger fut non seulement le constructeur de places fortes imprenables mais aussi le défenseur des pauvres gens.

 

En réalité, en 1943 chacun des groupes, tout en assurant des liaisons utiles, poursuivit son action séparément. L’unité de Théo était formée de plusieurs paysans qui rendaient d’énormes services par le ravitaillement fourni et l’hébergement des clandestins et il n’était pas question qu’ils passent dans l’illégalité sauf danger immédiat. Théo, lui-même était plus utile comme sédentaires ayant plus de liberté d’action et ce n’est qu’au début de 1944 sur le point d’être arrêté qu’il rejoindra le maquis Vauban. » »

 

Le maquis sera attaqué par les Allemands aux Essarts et à la Grande aux Moines, près d’Asnières en Montagne et subira des pertes importantes. Bernard Alix devient commandant par intérim du « Vauban » chargé de diriger son unité en direction de Quarré les Tombes.

 

« Auparavant il fait partie dans une voiture légère un élément de reconnaissance commandé par Louis Philipot avec le chef de groupe Victor Bolzan et trois maquisards. Cet élément précurseur se heurte presqu’immédiatement à des barrages et patrouilles allemandes et, de ce fait, atteint sa destination avec plusieurs heures de retard sur l’horaire prévu. Le 30 novembre, Victor Bolzan en mission est blessé accidentellement chez le coiffeur de Quarré les Tombes. Grièvement blessé à la jambe, Bolzan est conduit à une clinique d’Avallon. Arrêté par les Allemands, laissé sans soins, la grangrène se met dans sa jambe qu’on doit lui couper à l’hôpital de Dijon.

Quant au maquis Vauban, composé alors de dix membres, il part finalement en camion pour Saint Léger, le village où naquit le grand homme dont il portait le nom. Et pour Noel, c’est 12 maquisards qui son t réunis à la Provenchère autour d’Armand Simonnot et qui fêtent la nativité de la manière la plus patriotique sui soit, un grand drapeau tricolore installé à la porte de la maison.

 

Mais les patrouilles allemandes se faisaient plus nombreuses et la région devenait dangereuse. Le maquis se replie d’abord à Saint-Martin hameau abandonné de la commune de Saint-Germain de Modéon (Côte d’Or).

 

Entre temps, le « Père Robert » a contacté Henri Guéniffet Maire de Saint-Agnanc qui est une de ses planques. Celui ci lui indique un endroit « La Chapelle Saint Pierre » comme refuge possible pour le maquis.

 

Source : L’occupation hitlérienne et la résistance dans l’Yonne (Robert BAILLY)

 

 

 
 

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