IV.
Robert / Obert Strabo,
27 Janvier 1234 oo Églantine
V.
Arnaud III, Arthaud, oo Marguerite de Sandon (
1235, fille de Bertrand et Isabelle de La Roche).
Il
donne aux moines de Fontenay, avec ses frères, seigneurs de Quarré, le
droit de justice à Saint-Aignan ; est peut être, le fondateur de
la Cordelle à Vézelay, où les franciscains apparaissent en 1217 ;
l’abbé Guichard leur donne un premier ermitage.
VI.
1. Jean I,
1270, oo
Marie du Vault (oo
2ème noces Jean de Bazoches) d’où VII
2. Pierre
1299
3. Gui
4. Eudes, curé de Vanlay
5. Simonette, oo Girard de Sanvigne
6. Églantine, oo en 1239 Hervé de Pierre-Perthuis.
VII.
Gui,
avant 1324, oo Laure de Bazoches (+ 1330)
VII.
1. Jean II + 1331, oo Jeanne de Flay, dame de Vesvre, sans
postérité.
2. Jean de Bazoches
3. Simone, oo Guillaume, seigneur de Bourdeaux
avant 1324
Elle
donne à son cousin, Alexandre, Seigneur de Blaisy, le fief de Quincy et
Quincerot, tenu par Outhenin de Baalon. Elle reçoit les hommages de
Guyot de Barges, Guyot de Savoisy, Jeannette de Villurbain (veuve de
Guyot de Crusay), Jean de Marolles, Simonot de Marigny, Béatrix (veuve
de Guyot de Bousson), Isabelle de Sainte Faule, dame de Flée. Par elle,
Chastellux passe à Laure, sa fille, oo en 1ère noces avec
Robert de Courtenay, seigneur de Tanlay, sans postérité, puis en 2ndes
noces avec Guillaume de Montagu, seigneur de Sombernon, sans postérité ;
en troisième noces avec Jean de Bourbon, sans postérité ; puis
par sa sœur, Jacquette, oo Jean de Beauvoir, seigneur de Thury,
à Guillaume, son neveu.
Les
noms et les titres reparaissent avec Guillaume de Beauvoir, comte d’Avallon, seigneur de Chastellux, Bazoches,
Marigny-le-Bouchet, Domecy-sur-Cure et se perpétue aujourd’hui.
Claude
de BEAUVOIR seigneur de CHASTELLUX
o
vers 1386 12 mars 13453.
Fils
de Guillaume de Beauvoir et de Jeanne de Saint-Vérain (fille de Gibaud
III et Isabelle des Barres, veuve de Geoffroi du Bouchet).
Vicomte
d’Avallon, Baron de Quarré, seigneur de Bo(u)rdeaux, Bazoches,
Bazarnes, Mont-Saint-Jean ; chevalier. Il fait ses premières armes
sous Jean de Saint-Vérain, seigneur de La Celle (sur-Loire) (1405), est
échanson
de Philippe, comte de Nevers (Octobre 1405) ; échanson puis
conseiller et chambellan du duc de Bourgogne Jean sans Peur (1409) ;
chevalier
banneret du Duc,
il passe sa jeunesse à combattre les Anglais ; il est à Chatillon
sur Seine (1414), d’où il va au secours de La Motte de Bar (sur Aube) ;
bloqué par le bailli de Chaumont, puis en Flandre où il est mis à
rude épreuve ; un moment gouverneur du Nivernais ;
capitaine, de Mantes, Meulan et Poissy, Pontoise et Vernon ;
s’empare d’E(s)trépagny, paraît devant Rouen. Il sort sain et sauf
de la défaite d’Azincourt (25 Oct 1415) ; passe sous les murs de
Paris en 1416 à la suite du Duc. Il y revient en compagnie de Jean de
Villiers de l’Isle-Adam, de Gui de Bar, bailli d’Auxois, de
Chevreuse, Ferry de Mailly, Bournounville : il réussit à entrer
dans la ville, dont la porte de Saint Germain lui est ouverte par
Perrinet Leclerc ; il y fait prisonnier le comte d’Armagnac, qui
sera massacré peu après. (Il n’est sans doute pas responsable des
massacres qui suivent : il suffit alors d’être désigné comme
Armagnac pour être tué : la folie qui dure plusieurs jours est
telle qu’on éventre même les femmes enceintes et que, parlant de
l’enfant de l’une d’elles, un soudard s’écrie : « Voyez
ce petit chien qui remue ». Cependant, il est accusé
d’avoir accaparé 1000 écus).
A
la suite de ce succès, il est fait maréchal de France par Charles VI
le 6 Juin 1418, et confirmé par le duc de Bourgogne alors tout
puissant, à la place de Pierre de Rieux, qui tient pour le dauphin. Le
Roi l’établit son lieutenant et capitaine général en Normandie,
avec mission de reprendre aux Anglais villes et forteresses, il occupe
Louviers (Août 1418).
Commissaire
général des finances en Languedoc sans quitter la Cour : il est
chargé de porter au Parlement les « lettres royaux »
relatives aux libertés gallicanes (7 Février 1419 ?). Il est
envoyé en Guyenne (Juin 1419) reçoit l’ordre de ne rien entreprendre
et Jean sans Peur qui ne peut résister à l’avance anglaise le
rappelle. Il se laisse surprendre par les Anglais à Pontoise, est nommé
lieutenant général du Roi pour Saint-Denis, dont, avec sa troupe (600
hommes d’armes, 600 de traits, 2 trompettes et 2 ménétriers),
il occupe l’abbaye qu’il pille, en chasse les moines, et y installe
ses « fillettes » (Juvenal et le religieux de Saint-Denis).
Il est témoin de l’attentat de Montereau (assassinat de Jean sans
Peur le 10 Septembre 1419). Peu après, il négocie une alliance entre
Philippe le Bon et le roi d’Angleterre Henri V ; puis fait des
ouvertures de paix, vaines, au Dauphin. Il reçoit les biens, hôtel et
seigneuries confisquées à Charles de La Rivière par le roi
d’Angleterre.
Il
participe au siège de Crepy où La Hire et Poton de Xaintrailles sont
obligés de se rendre. Il assiste au mariage de Catherine, fille de
Charles VI, avec Henri V ; à Troyes (2 Juin 1420), célébré par
Henri de Savoisy, archevêque de Sens. Après la prise de Montereau, le
Duc trouve le corps de son père, provisoirement inhumé dans l’église
et le fait transporter en grande cérémonie à Dijon et Chastellux
l’escorte d’Auxerre à Avallon. En 1423, avec les troupes
anglo-bourguignonnes, il bat l’armée du Dauphin, fait prisonnier Jean
Stuart, s’empare de Cravant qu’il rend au chapitre
de la cathédrale d’Auxerre. Il en est fait chanoine d’honneur et
paraît aux offices dans sa stalle.
Ses descendants héritent de cet honneur, ont leur chapelle, vont au chœur,
passant sur leur uniforme un surplis et sur le surplis baudrier et épée,
faucon au poing, chapeau à plumes sur la tête qu’ils n’enlèvent
que lorsque les chanoines eux-mêmes se découvrent. Le 10 décembre
1421, il bloque la forteresse d’Aiguillon qui capitule. Le duc d’Exerter,
sur ordre de son roi fait enfermer l’Isle-Adam, trop orgueilleux à
son goût et destitue Chastellux.
Il
fortifie Avallon très endommagé par la guerre, et il en est maintenu
gouverneur. Il remplace le maréchal de Toulongeon à la tête des
troupes ducales aux frontières de l’Auxois et du Châtillonnais, est
gouverneur d’Auxerre, y négocie la paix en Juillet 1431. Après le
traité d’Arras (Septembre 1435), appelé à combattre les Écorcheurs,
il préfère composer avec eux (1438) mais comme ils ne tiennent jamais
leurs engagements et reviennent, il se décide à résister ; il
bat Fortépice à Pontoise, et, avec les seigneurs de Tanlay, Ancy,
Joigny, Saint-Bris et autres, il met en fuite plusieurs capitaines qui
ravagent le Tonnerrois et la vallée de l’Armançon (bataille sous Vézelay
le 12 Novembre 1441). Il est encore (26 Février 1445) gouverneur du
Nivernais en l’absence de Charles, Comté de Nevers , et d’Hugues de
Digoine, seigneur de Thianges. Il est inhumé dans la cathédrale d’Auxerre,
mais son tombeau est brisé lors de la prise de la ville par les
protestants.
oo
avec Alix de Toucy, dame de Mont Saint Jean et Bazarnes,
en 1425 (fille de Louis et de Guye de Mont Saint Jean) ; sans postérité
(veuve d’Ogier d’Anglure).
oo
en secondes noces avec Jeanne Marie de Longwy en 1427,
1434 (fille de Mathieu, Seigneur de Raon, et Bonne de la Trémoille),
sans postérité.
oo
en troisièmes noces avec Marie de Savoisy en 1435, héritière d’Autry,
Coulanges la Vineuse, Lainsecq, fille de Charles, seigneur de
Seignelay), d’où 6 enfants, dont Jean ci dessous..
Jean
de BEAUVOIR de CHASTELLUX
avant 1490
Fils
de Claude et de Marie de Savoisy. Vicomte d’Avallon, seigneur de
Bazarnes, Coulanges, Val-de-Mercy, Courson, Charny, Chanoine
d’Auxerre.
oo
en 1488 avec Jeanne d’Aulenay d’Arcy (
vers 1524), fille de Claude, seigneur d’Arcy et de Charlotte de
Dangeul, dame de la Celle-sur-Loire.
Il
accompagne Charles le Téméraire, duc de Bourgogne contre les Liégeois
(8 Oct 1467) et devant Montfaugeon ( ?). Il est nommé en 1475
« conservateur des tiers » de neuf ans entre le Roi et le
Duc signées le 13 Sept et chargé d’en assurer l’exécution en
Auxerrois. Après la mort de Charles le Téméraire, il passe conseiller
et chambellan
de Louis XI (1476) ; il réside alors à Coulanges la Vineuse. Il
est député de bailliage d’Auxerre aux États de Tours en 1480.
Il
est inhumé aux côté de son père dans la cathédrale d’Auxerre.
Jean
de BEAUVOIR, dit le bâtard de CHASTELLUX
o
en 1412 ;
en 1461 ; fils de Claude
Seigneur
de Courson. Violent et belliqueux, à 19 ans, il assiège le château de
Beines, où réside Marguerite, dame de Maligny, qui doit porter sa
cause devant le comte de Nevers. Il accompagne Philibert de Vaudrey et
Guillaume de Rochefort pour assiéger, dans Coulanges-la-Vineuse, Fortépice
qui l’a prise et fortifiée, et qui ne capitule qu’à prix d’or. Il
aide Jean d’Anglure à se débarrasser de son intendant,
Etienne Malaquin, qui le vole.
Antoine
de BEAUVOIR de CHASTELLUX
o
vers 1560 ( ?).
Fils
de Philippe, seigneur de Bazarnes, Prégilbert, Sainte Pallaye, et de
Marthe de Cullon (
avant 1574).
oo
Claude de La Bussière, dame d’Avigneau (fille de Claude et de Marie
de Chuin).
Il
vend la terre de Bazarnes en 1611 à Anne de Giverlay, veuve de Claude
de Régnier et à son fils Adrien, seigneur de Guerchy.
César-Achille
de CHASTELLUX
Mort à la guerre à Collioure en 1642.
Fils
d’Hercule de Beauvoir et de Charlotte Le Genèvois de Blaigny.
Abbé
de Rigny (27 Mai 1625) qu’il résigne en faveur de César Philippe
(1634).
Capitaine
d’une compagnie d’infanterie (1636) se bat sous le duc de
Longueville contre Charles de Lorraine près de Poligny (1638) ;
commande une compagnie du régiment d’Enghien en Piémont ;
victoire près de Turin (27 oct 1639), combat de Quiers (20 nov) et
mission en Espagne.
César
Pierre de BEAUVOIR de CHASTELLUX
Mort
à la guerre à Nördlingen en Allemagne le 5 Août 1645.
Frère
du précédent .
Commande
une compagnie du régiment d’Enghien en 1634. Secourt Saint Jean de
Losne assiégé par Gallas (feld-maréchal autrichien) (1636 / 1637),
s’empare d’un convoi en Franche Comté ( 1637) . Lieutenant-Colonel
au régiment du Havre, passe pour mort à Fribourg ; commande
ensuite les Gardes du duc d’Enghien (Condé).
César
Philippe de BEAUVOIR comte de CHASTELLUX
o
Chastellux en mai 1623 ;
8 Juillet 1695.
Frère
des précédents.
Tonsuré
à Autun ; abbé de Rigny (1634), s’en démet au bénéfice de Jean Morizot, son précepteur, remplace
son frère auprès du duc d’Enghien (Condé), devient son lieutenant
(1647), campagne de Flandre ; Maréchal de camp dans l’armée
rebelle de Condé, est prisonnier à Bordeaux (1652) et incarcéré à
Blaye ; à sa libération rejoint le prince en Hollande. Il rentre
à Chastellux aux environs de 1658.
Chanoine
héréditaire de la cathédrale d’Auxerre, fait rire de lui lorsqu’il paraît à la cour en surplis
et aumusse.
oo
en première noces avec Marie Madeleine Le Sueur ,
en 1659 (fille de
Nicolas, Seigneur d’Osny et de Marie Sublet d’Endicourt) ; oo
en secondes noces avec Judith Barillon en 1663.
Olivier
de CHASTELLUX
o
vers 1542 ;
Avallon le 15 Janvier 1610.
Fils
de Louis et de Jeanne de la Roëre (fille de François et de Hilaire
Ragnier).
Élevé
dans la maison de Condé, mais n’est pas calviniste compromis avec lui
dans les aventures de François duc d’Anjou. Il sert ensuite Henri de
Navarre, qui lui donne l’abbaye de Rigny ; il est aux sièges de
La Rochelle et de Saint-Jean d’Angély. Il devient gouverneur de
Cravant (4 Août 1590) dont il s’empare sur les Ligueurs qui
l’occupent (18 Mars 1594). Il est bailli
d’Autun le 21 Mai 1594.
oo
avec Marguerite de Clermont d’Amboise (fille de Jacques de Bussy et de
Catherine de Beauvau), dont Marie Hélène ci dessous .
Marie
Hélène de CHASTELLUX
o
1591 ; le
3 Juin 1663 à Avallon.
Fille
d’Olivier et de Marguerite de Clermont d’Amboise (fille de Jacques
de Bussy).
Élevée
à Crisenon dont sa sœur Angélique est abbesse (1602) ; trop
jeune pour lui succéder, revient chez son père ; entre à la
Visitation de Moulins et prend l’habit (8 Juillet 1617) ;
assistante, maîtresse des novices à Nevers ; fonde un nouveau
monastère à Autun, supérieure du Couvent de Bourg en Bresse (1631)
installe une maison à Saint-Amour ; revient à Moulins remettre de
l’ordre dans la communauté ; en 1641, supérieure du nouveau
monastère de Semur puis de celui d’Avallon en 1645 fondé par son frère ;
en 1654, supérieure à Chalon, à Bourbon Lancy et de nouveau à
Avallon.
Diane
de CHASTELLUX
en 1640
Sœur
de la précédente. Abbesse de Crisenon en 1590, doit renoncer à sa
charge, parce que Rome refuse de ratifier les nominations faites par
Henri de Navarre, encore huguenot.
oo
Guy de Changy en 1602.
Guillaume
Antoine de Beauvoir de CHASTELLUX
o
1683 ;
1742 à Perpignan.
Fils
de César-Philippe et de Judith Barillon (voir ci dessus).
Mousquetaire
(1703) ; guidon
des gendarmes de Bourgogne (1704). Longtemps sous les armes, il est à
Eckeren, Fort-Louis, Oudenarde (1708), Malplaquet (1709), Douai, Le
Quesnoy, Fribourg, Landau (1713), brigadier de cavalerie des armées du
roi, il participe à la prise du fort de Kehl en 1733) ; maréchal de camp en 1734, il concourt au siège
de Philisbourg en1734 ; lieutenant général des armées du roi et
lieutenant général du gouvernement de Roussillon.
oo
Claire Thérèse d’Aguesseau (fille d’Henri François et de Anne
Lefèbvre d’Ormesson), d’où 9 enfants.
Peu
après son mariage, son beau père, hostile à l’entrée des cardinaux
de Rohan et Dubois au Conseil, est révoqué par le Régent (22 Février
1722) et exilé en son château de Fresnes. Chastellux le soutient
courageusement, bien que sa carrière puisse en souffrir. Il est le
dernier qui prend possession de la stalle héréditaire de sa maison au
chapitre de la cathédrale d’Auxerre.
François
Jean Marquis de CHASTELLUX
o
Paris en 1734
1788.
Fils
de Guillaume Antoine et de Claire Thérèse d’Aguesseau.
Il
est lieutenant en
second au régiment d’Auvergne et poursuit jusqu’à sa mort une
carrière militaire, participe à toutes les campagnes de la Guerre de
sept ans (1756-1763). Colonel au régiment de la Marche-Infanterie
(1759), il apporte au roi les drapeaux conquis à la victoire de Wolfenbüttel
(1641) ; brigadier (1679), il fait partie de l’armée de Broglie
sur les Côtes ; maréchal de camp (1780).
Il
est associé à l’expédition de Rochambeau, en Amérique comme major général (1780), prend part au siège et à la prise de
York-Town ; écrit un journal de ses excursions, une peinture des mœurs
des fondateurs de l’Union, suivie de considérations élevées, est
apprécié de Washington, mais critiqué par les républicains ; reçoit
maints diplômes des académies et collège d’Amérique ; fait
partie des « Cincinatus » (ordre américain fondé par
Washington reconnu par Louis XVI).
oo
Spa 1787 avec
Marie Joséphine Charlotte Brigitte de Plunkett (o
Louvain, Belgique en 1759) (fille de Thomas, lieutenant-feld-maréchal
au service de l’Autriche, et de Marie d’Alton (Irlande)).
Très
cultivé, il sait le grec, le latin, l’anglais, l’italien,
l’allemand ; il est élu à l’Académie française en 1775 après
s’être retiré devant Malesherbes. Il se passionne pour les expériences
de Mesmer, est parmi les premiers, à l’instar de Louis XVI, à braver
les préjugés contre l’inoculation
(découverte de Jenner en 1775) ; écrit un article, censuré, pour
l’Encyclopédie, sur le Bonheur public ; fréquente Turgot,
Trudaine, Buffon, d’Alembert, Morellet, Helvetius, d’Holbach ;
est l’ami de Hume et de Garrick. Il intervient dans les affaires
Lally-Tollendal et chevalier de La Barre.
A
son retour d’Amérique, il est nommé gouverneur de Longwy, inspecteur
de l’infanterie et de la cavalerie.
De
la félicité publique ou considérations sur le sort des hommes (1772)(ouvrage que Voltaire met au dessus de l’Esprit des lois) –
Discours de réception à l’Académie française (1775) – Éloge
d’Helvétius – Essai sur l’opéra, l’union de la poésie et de
la musique – Chambre d’agriculture d’Avallon, rapport présenté
dans la séance du 13 novembre – Pensées sur le mouvement –
Nouveaux éclaircissement sur l’inoculation de la petite vérole pour
servir de réponse à un écrit de M Rast, médecin à Lyon – Voyage
dans l’Amérique septentrionale (1786) - Les amants
portugais (comédie) – Prétentions (id) – Roméo et
Juliette (imitation).
Philippe
Louis de CHASTELLUX comte de Beauvoir
o
2 Août 1726
1784.
Fils
de Guillaume Antoine et de Claire Thérèse d’Aguesseau.
Il
entre aux mousquetaires en 1740, fait les campagnes de Bavière et de
Bohême (1742), est à la bataille de Dettingen (23 juin), suit le repli
de l’armée en Alsace ; occupe le camp de Courtrai sous le Maréchal
de Saxe, se bat à Fontenoy (1745), Rocoux (/liège) en 1746, Lawfeld
(/Maastricht le 2 Juillet 1747), où il est blessé ; devient maréchal
de camp au siège de Maestricht (1748). Colonel du régiment d’Auvergne,
il participe à la prise de Minden, aux batailles de Closterseven
(Prusse, 1757) ; Crefeld (1758) Clostercamp (1760) ; est promu
brigadier (1762) ; lieutenant général (1784).
Henri
Georges César CHASTELLUX
o
Paris le 18 Oct 1786
Paris le 7 Avril 1814.
Fils
de César-François et de Olympe-Elisabeth Jubert du Thil.
Entre
aux mousquetaires de la Garde en 1763 ; capitaine-commandant au
Royal-Pièmont cavalerie en 1765, colonel au Régiment du Lyonnais en
1772, de Beaujolais en 1774, chevalier de Saint-Louis en 1781 ;
brigadier en 1781 ? maréchal de camp en 1788.
oo
Victoire de Durfott Civrac en 1775, d’où César Laurent.
Chevalier
d’honneur de Mme Victoire en 1789, élu de la noblesse, administrateur
des États de Bourgogne de 1784 à 1787 avec l’abbé de la Fare et
Noirot, maire de Chalon ; améliore finances et travaux publics,
fait accélérer les travaux de la route Avallon-Lormes et y collabore
financièrement.
Pendant
la Révolution, il accompagne Mesdames tantes du Roi dans leurs déplacements.
Il rentre en France en 1810.
Meurt
au moment de l’entrée des troupes ennemies dans Paris.
César
Laurent CHASTELLUX
o
Versailles le 17 Février 1780
Chastellux le 8 Sept 1854.
Fils
d’Henri Georges César et de Victoire de Durfort-Civrac.
Il
suit son père en exil avec Mesdames de France (1791) ; est
capitaine au régiment du Prince-Royal (1801) ; exempt des gardes
du Corps napolitain, lieutenant colonel en 1804, adjudant général sous
le prince de Hesse en 1806 puis sous-quartier-maitre général ;
refuse de servir dans l’armée de Napoléon.
oo
Zéphirine de Damas Marquise de Vogué (veuve de Charles de Vogué) en
1812.
Charles
de Damas le charge d’organiser la Garde Nationale à cheval de Paris
en 1814, suit Louis XVIII à Gand, rentré à Lyon avec les Autrichiens,
commande le 8e régiment de chasseurs de la Côte d’Or (1815 à 1821) :
est promu maréchal de camp en 1821 ; mène en Espagne la brigade
de cavalerie du 5e corps ; bat la cavalerie de Catalogne ;
fait prisonnier le général Evariste San Miguel, chef d’État-Major
du général Mina ; commande ensuite la 2ème brigade de la
division de Sparre au camp de Lunéville.
Il
est élu député de l’Yonne (1820- 1821), entre à la chambre des
Pairs en 1823 ; membre, président du conseil général. Il
restaure et embellit Chastellux.
Malade
au moment de la révolution de Juillet, il est absent, mais il envoie
une ferme protestation, donne sa démission de pair et de maréchal de
camp.
Il
mène dans le département une action clairvoyante et efficace, cherche
à implanter dans le Morvan des industries ou des entreprises, donne
l’eau de ses sources pour la ville d’Avallon ; fonde le comice
agricole de l’arrondissement.
Avec
ses frères et sœurs, il fait don de 15 arpents de bois sur la commune
de Saint-Léger au père Muard pour y fonder la Pierre qui Vire.
Alfred
Louis Jean Philippe CHASTELLUX
o
20 Février 1789
Lucy le Bois le 2 Oct 1854.
Fils
de François Jean et de Marie Charlotte Brigitte de Plunkett.
Chevalier
de Malte, il vit chez la duchesse d’Orléans et n’émigre pas. En
1810, il est admis au Conseil d’État. Mais en 1813, nous le trouvons
officier d’ordonnance du Général Vandamme ; sous-Préfet de
Hambourg peu de temps ; chef de bataillon de la Garde Nationale
mobilise le 6 Février 1814. Il combat à Waterloo. Il est aide de camp
du général Flahaut en 1823, de Latour-Maubourg en 1827. Sous la
monarchie de Juillet, il est chevalier d’honneur de Madame Adélaïde,
sœur du roi.
Il
est élu député de l’Yonne en 1832 et 1829, conseiller général le
16 octobre 1832 par ordonnance, et le 15 novembre 1833 par élection
dans le canton de Guillon et de l’Isle, membre de la Chambre des Pairs
le 4 mars 1845.
oo
Laure Elisabeth Françoise Bruzelin, sans postérité.
Amédée
« Marquis » de CHASTELLUX
o
28 Sept 18231
3 Nov 1857
Fils
de Henri Louis, duc de Rauzan et de Claire de Durfort.
Maire
de Chastellux en 1848 ; conseiller général.
Refuse
le coup d’État, bien qu’il ait soutenu le Prince Président, est révoqué
par le Préfet.
Aux
élections de 1852, à voix égales, est battu par Houdaille qui
l’emporte grâce à de nombreuses irrégularités et la pression du
sous-préfet d’Avallon, Amelin ; il se pourvoit en Conseil d’État,
l’élection est annulée et il est élu « en triomphe ».
oo
Marguerite de Chastellux (fille de César Laurent et de Zéphirine de
Damas).
Henri
Paul César Marquis de CHASTELLUX)
o
Le Peseau le 3 Nov 1842
1916.
Fils
d’Amédée Gabriel Henri et de Marguerite de Chastellux.
Étude
au Lycée Louis le Grand ; obtient une licence de Lettres à 18
ans.
Il
copie aux Archives Nationales 500 pièces du XIIe au XVIIIe siècle,
soit 12 volumes manuscrits in 4°
(à la SSY) dont l’inventaire analytique a été établi par Charles
Porée (BSSY 1903, 1904, 1905). Il est membre de la SSY et de la SEA, et
il collabore aussi à l’Annuaire de l’Yonne et au bulletin de la
Société Nivernaise. (Selon le Livre du Centenaire, il serait né en
1827 et mort en 1917.
La
famille de Jaucourt (BSSY 1878) – Histoire généalogique de la
Maison de Chastellux (Perriquet, (-1869) – Notes prises aux
archives de l’État civil de Paris, brûlées le 24 Juin 1871
(1875) – Recherches sur les anciens Seigneurs de Chastellux
jusqu’en 1384 (1869) (Odobé Avallon 1868) – Vésigneux (1888).
Source
: "biographie in Dictionnaire biographique de Paul-Camille DUGENNE
"(édition SGY)
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